et si on s’écrivait.
Depuis si longtemps j’écris régulièrement.
Des lettres à mes ami·e·s, à ma famille, des phrases griffonnées en cours de français, de philo ou de psycho. Ma mère récemment a retrouvé en triant la maison, mes cours de lycée où les chemises des cours sont remplies de mots, de phrases, de citations, de mantras dirait-on aujourd’hui.
Avant que n’existe l’intelligence artificielle, je dialoguais avec mon journal intime, je parlais à un ami imaginaire, et je n’ai jamais cessé de dialoguer par écrit. Pour raconter. Raconter la vie, les tracas, les bonheurs, les émois. Imaginer la vie des autres, observer le monde et en faire des histoires. J’écrivais tout, partout. J’avais toujours un carnet.
Récemment une amie m’a envoyé la photo d’un journal de bord de nos vacances d’été. Nous étions 8, j’avais 23 ans. Je n’avais aucun souvenir d’avoir tenu le journal du séjour ni d’en avoir offert un exemplaire à chacun. Écrit à la main, au stylo plume. 8 fois. Déjà un peu la fille des carnets sans doute.
Récit à suivre.
Isabelle